mardi 23 août 2011

Caraïbes : l'ouragan Irène

La saison des tempêtes tropicales semble particulièrement active cette année.
Après Emily, c'est au tour d'Irène qui menace les Caraïbes.

Le Parisien nous informe que l'ouragan menace de frapper la République dominicaine
puis Haïti. Les iles vierges, Saint-Martin ainsi que Saint-Barthélemy sont
également concernés par cette alerte.
Le passage de l'ouragan sur l'île de Porto Rico a laissé 771 sans-abri et provoqué des
coupures de courant affectant quelque 800.000 personnes.
Irène pourrait produire jusqu'à 250 mm de précipitations, des inondations et des
coulées de boue dangereuses.

L'alerte rouge est maintenue. Des vents approchant les 160 km/h devrait passer
au nord de la République dominicaine et d'Haïti.
Les préparatifs ont commencé en Haïti : l'ONU et ses agences humanitaires ont
prévu plus de 100.000 abris en stock.
ECO, le service d'aide humanitaire de l'UE a annoncé le financement de nouveaux programmes
de préparation aux catastrophes qui devraient bénéficier à plus d'un million d'Haïtiens.
Beaucoup vivent encore dans des abris de fortune depuis plus d'un an après l'énorme
séisme de Port-au-Prince. Haïti a été victime d'une épidémie de choléra, maladie qui
risque encore de se propager à la faveur d'inondations.

vendredi 19 août 2011

expérimentation animale : une plus grande surveillance

Pendant des siècles, l'animal a payé un lourd tribut aux conquêtes scientifiques de
l'homme. Les animaux font partie des outils quotidiens de la recherche médicale et
des laboratoires pharmaceutiques.
Cette question entraîne des débats passionnés entre les défenseurs de la cause animale et les tenants du sacrifice nécessaire aux progrès de la Science.
Bye Bye Cobaye, un documentaire de Pierre-François Gaudry illustre cet
" empire des sciences".

Pendant près d'un siècle et demi, les US, l'Europe et le Japon ont eu la mainmise sur
la science, base de la domination technologique. Aujourd'hui, la Chine invisible dans le
classement en 1980, est passée au 2ème rang en 2008.
Et si la Chine n'a pas participé au séquençage du génome humain lancé en 1988
sous le nom de Hugo, en revanche, elle sera leader du programme mondial d'analyse moléculaire des protéines humaines baptisé ... Hupo! nous dit MaxiSciences.

La Chine est aujourd'hui capable de lancer ses propres fusées, de construire des
centrales atomiques, ... Les scientifiques chinois ont déjà introduit des cellules souches
humaines dans des fétus de chèvre et des chercheurs américains ont étudié
l'idée de créer une souris avec des cellules du cerveau humain.
Utiliser des animaux avec des gènes humains n'est pas nouveau. Dans la recherche de
nouveaux médicaments pour des maladies comme le cancer, des souris sont génétiquement
modifiées contenant de l'ADN humain.
Mais il subsiste de sérieuses inquiétudes exprimées au sujet des expériences
impliquant le cerveau, la fécondation des oeufs ou du sperme chez un animal
et en donnant aux animaux des caractéristiques humaines telles que les traits du visage
ou de la parole nous rappelle MaxiSciences.

Les expériences scientifiques où des gènes, des cellules humaines sont injectés aux
animaux ont besoin de nouvelles règles afin de s'assurer qu'elles soient éthiquement
acceptables et ne conduisent pas à la création de "monstres", des hybrides fruits
d'expériences. Il n'y a pas de progrès sans altruisme, sans risque. Mais il faut que
le risque soit le plus possible en état minimal.
Expérimentation sur des volontaires, expérience sur les condamnés à mort, les camps de concentrations nazis, de la guerre froide à nos jours, dans de nombreux laboratoires, on a expérimenté sur des cobayes.

Un organisme transgénique est défini comme provenant d'une cellule dont le
génome a été modifié par l'introduction d'ADN provenant de la même espèce
ou d'une espèce différente. On peut construire des individus de nouvelles espèces
biologiques homme-animal à travers la fécondation inter-espèce en unissant à l'ADN du spermatozoïde humain des segments de l'ADN animal.
L'être qui dérive de cette fécondation portera des traits humains et animaux.

Il apparaît clairement que la pharmaco-clinique, la chirurgie, et le génie génétique
nous invitent plus que jamais à redéfinir les bases des expérimentations sur
l'homme et d'y mettre de l'éthique dans toutes nos recherches scientifiques.

Entre la fatalité des maladies héréditaires et les risques de la thérapie génique,
l'homme-handicapé génétiquement est la proie d'un guet-apens.
Qui ? Homo Sapiens sapiens, quo vadis ?
Le défi est lancé non seulement à la recherche biomédicale expérimentale, mais aussi aux sciences humaines et à la théologie.( Père Docteur Jacques SIMPORE).




Fukushima : des traces d'éléments radioactifs dans la glande thyroïde

Le Monde nous expliquait les risques d'être atteint par les rayonnements
qu'émettent les particules radioactives :
risque d'irradiation à proximité de la source de rayonement,
risque de contamination des populations voisines si les vents s'en mêlent.

Cette contamination est externe lorsque des poussières sont déposées sur la peau.
Elle est interne lorsque les éléments radioactifs pénètrent dans le corps par la
respiration, l'absorption d'aliments ou de boissons contaminés, ou par une plaie.

Des éléments radioactifs très nocifs comme le césium, le strontium, le krypton et le
xénon sont susceptibles d'être rejetés dans l'atmosphère.
Tous ces produits augmentent la possibilité de mutations dans les cellules qu'ils irradient.

Le danger de contamination par de l'iode radioactif :
émis sous forme gazeuse, l'iode inhalé se fixe sur la thyroïde provoquant son irradiation.
La population doit absorber des pastilles d'iode stable (non radioactif) pour saturer et
empêcher une fixation ultérieure de l'élément radioactif.
Dans la zone de Tchernobyl, il y a eu une augmentation du nombre d'enfants atteints
du cancer de la thyroïde estimée à 2000 cas. Le bilan sanitaire fait toujours débat.
L'ONU ne reconnaît que 50 morts directs et 6000 cas de cancers de la thyroïde nous
dit Euronews.

Fukushima : Les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima ne cessent de
s'étendre. Aujourd'hui, ce sont des traces d'éléments radioactifs qui ont été détectées
dans la glande thyroïde de quelque 45% des enfants de municipalités voisines
(Iwaki, Kawamata et Iitate) ayant subi des contrôles qui inquiètent.
44,6% des 1080 enfants âgés de moins de 15 ans dont les tests sont valides ont présenté
une contamination au niveau de la glande thyroïde, ou l'iode radioactif va
généralement se fixer, augmentant le risque de développer un cancer ultérieurement.
La norme déterminée par la Commission japonaise de sûreté nucléaire
(de 0,2 microsievert par heure), niveau à partir duquel est exigé un examen médical
approfondi. Néanmoins, la Commission envisage d'abaisser la norme à 0,1 microsievert
par heure, un niveau atteint par un seul des sujets selon les résultats.

Les résultats des tests ont été communiqués aux familles la semaine passée, et les
autorités de Fukushima envisagent un suivi permanent pour les 360.000 personnes
âgées de 18 ans ou moins qui se trouvaient dans la préfecture au moment de l'accident (MaxiSciences)

cancer du poumon : des chiens renifleurs

Des chiens détectent le cancer du poumon
Le cancer du poumon pourrait être détecté par des chiens renifleurs d'après une
étude allemande publiée dans le European Respiratory Journal.
Les chercheurs de l'Hôpital Schillerhoehe de Gerlingen ont travaillé sur l'identification
de composés volatiles liés au cancer du poumon avec l'aide de 220 volontaires.
71 cas de cancer du poumon sur 100 ont pu être identifiés grâce aux chiens renifleurs.

Déjà en janvier 2011, 20 minutes.fr nous signalait que des bergers malinois étaient
capables de renifler le cancer de la prostate. Ces chiens étaient formés en France pour
détecter des cancers expliquait le professeur Olivier Cussenot,
urologue-cancérologue de l'Hôpital Tenon à Paris.

La sarcosine est un type de molécule volatile liée au développement de cancers
agressifs, une signature chimique spécifique qui permet de reconnaître le cancer de la prostate. L'odorat du chien est un capteur suffisamment développé.
La démonstration montrait une spécificité et sensibilité de 91% de l'odorat canin.

jeudi 18 août 2011

un concert pour la paix dirigé par Daniel Barenboïm

Daniel Barenboïm et son orchestre composé de musiciens israéliens et arabes.
Daniel Barenboïm et son orchestre photo JO YONG-HAK/Reuters

Lundi soir, "l'hymne à la joie" a retenti par-delà les barlelés du 38ème parallèle,
nous apprend Le Figaro.
Les gardes frontières de Kim Jong ont même eu droit à l'ensemble de la
9ème symphonie de Beethoven conduite par Daniel Barenboïm et son orchestre
composé de musiciens israéliens et arabes.
Après avoir joué à Gaza en mai dernier, Barenboïm porte la bonne musique
dans le nord Coréen.

mercredi 17 août 2011

débat sur la prise en charge de la fin de vie

Fin de vie : Plaidoyer pour un dialogue serein et un débat responsable.
Le Monde.fr nous rappelle le témoignage douloureux de Marie Humbert.
Réduit à une souffrance insupportable et dont le diagnostic médical etait sans appel, il
s'agit là d'un débat où aucune conviction n'est indigne.
Contrairement à des pays comme les Pays-Bas, la Belgique ou le Luxembourg, qui
ont autorisé l'euthanasie, ces pratiques restent illégales en France.
La loi léonetti du 23 avril 2005 a cependant instauré un droit au "laisser-mourir".
Elle s'oppose à l'"obstination déraisonnable", consistant à entreprendre ou continuer
des traitements "inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autres effets que le seul
maintien artificiel de la vie".
Le médecin doit respecter la volonté de la personne "en phase avancée ou terminale
d'une affection grave et incurable".
En janvier, une proposition de loi instaurant une "assistance médicalisée à mourir"
a été examinée au Sénat. La commission des affaires sociales du Sénat a adopté le texte
avant de faire marche arrière.
La France poursuit le renforcement de la culture palliative. Un débat pourrait avoir
lieu fin 2011.

Autisme : des risques augmentés chez les familles avec antécédents

Les autistes, "ces enfants qui ne communiquent pas"
nous dit le psychanalyste Laurent DANON-BOILEAU.
Le diagnostic repose aujourd'hui encore sur les signes cliniques mis en lumière par
Léo Kanner :
précocité des troubles (avant 3 ans), isolement ou retrait social, comportement
répétitif et stéréotypés, langage atypique, quelques talents spectaculaires malgré un développement globalement retardé.
On voit apparaître certains troubles associés :
déficit de l'attention, hyperactivité, impulsivité, agressivité verbale ou physique, ...

En France de 300.000 à 500.000, c'est le nombre de personnes atteintes de troubles
du développement.
Aux Etats-Unis, le nombre de cas diagnostiqués est en augmentation de 7 à 8 fois
depuis 1990 en Californie. L'autisme touche un enfant sur 110 aux Etats-Unis.
La revue Pediatrics estime entre 3 et 10% que, des enfants dont la famille a des antécédents
d'autisme, seraient susceptibles d'être, eux aussi, malades.
Ce sont 18,7% des enfants qui risquent de devenir autistes en cas d'antécédents familiaux,
un risque augmenté à plus de 26% chez les garçons et à 32,2% si deux ou plus de leurs
aînés sont autistes.
L'autisme, une maladie-prison pour ceux qui en sont atteints.
Aux Etats-Unis, le débat qui a fait rage : on parle de lien entre la croissance de l'autisme
et la présence de thimérosal dans les vaccins (utilisation de l'éthylmercure) ou du danger de l'aluminium utilisé dans les vaccins. Nul ne le sait.
Les travaux de recherche sur l'autisme indiquent que des mutations génétiques
seraient à l'origine de l'autisme et que l'hérédité constitue un rôle important dans le développement de l'autisme et les facteurs environnementaux doivent être sérieusement considérés.
Une étude sur l'analyse de 2300 génomes (toutes les personnes ayant des origines
européennes afin de travailler sur un fond génétique commun), 996 personnes
atteintes de TSA et 1287 personnes saines, a permis de constater une augmentation
globale du nombre petits fragments d'ADN rares chez les enfants atteints d'autisme,
ainsi que des duplications ou des délétions de fragments d'ADN qui ne sont que très rarement retrouvées dans la population.
Il semblerait que l'autisme n'est pas le résultat d'un simple désordre génétique, mais
qu'il est une combinaison complexe de différentes mutations nous révèle MaxiSciences.