samedi 9 juillet 2011

la Mer de Barents, le "petit Koweit des glaces" ?

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La Tribune.fr
Le nom Arctique vient de arktos qui signifie ours. "Terre des Ours". Il n'y a des ours
polaires qu'en Arctique.

L'Arctique est devenu le théâtre des opérations sur lesquels les pions du grand
échiquier sont présents : ils sont huit
la Russie, l'Islande, le Canada, la Norvège, la Suède, le Danemark (avec le Groenland),
et les Etats-Unis(avec l'Alaska) à convoiter les réserves de pétrole, de gaz et de métaux précieux.

Les compagnies pétrolières Shell, BP, ... tentent de repousser les limites et la presse internationale parle de "bataille pour l'Arctique" ou encore de "guerre froide pour l'Arctique".

Bien que l'accès à ces ressources soit difficile, la fonte des glaces en Arctique laisse
entrevoir un Eldorado. Causée par les changements climatiques, l'Arctique ouvre la voie à de vastes régions et facilite l'accès aux gisements d'hydrocarbures.
Dans 15 ans, l'Arctique comptera moins de 10% de sa surface en eaux libres.

Contrairement à l'Antarctique, l'Arctique n'est pas classé au patrimoine mondial.
L'Arctique est régi par la Convention internationale des Nations Unies sur le
droit de la mer, ratifiée en 1991.

Le traité de Mourmansk signé le 15 septembre 2010, met fin au conflit entre
la Russie et la Norvège quant à la délimitation de leurs frontières maritimes en
mer de Barents et va ouvrir de nouvelles voies d'exploration des hydrocarbures dans
la mer de Barents.

Vendredi 8 juillet 2011, un navire, le Harrier Explorer, destiné à faire des analyses
sismiques et affrêté par le ministère norvégien va explorer les eaux glacées de la
mer de Barents à la recherche d'hydrocarbures.
La zone Arctique recèlerait 90 milliards de barils de pétrole, soit 15% des barils restant
à découvrir, et même un tiers des probables réserves mondiales de gaz nous rapporte
La Tribune.

A 80 ans, Michel Rocard qui est l'ambassadeur chargé des affaires polaires, revient
sur la gouvernance des pôles et sur la thèse de l'anthropocène chère au glaciologue
Claude Lorius et au reporter du Monde 2, Laurent Carpentier vers une nouvelle époque géologique

L'homme qui transforme l'atmosphère au point d'en dérégler le climat, qui acidifie les
océans, va-t-il pouvoir mesurer sa responsabilité face à la Terre et aux générations futures ?

"Greenpeace" nous rappelle que même sans marée noire majeure, l'exploration, la prospection sismique ou l'extraction de pétrole en mer ne sont pas sans risques et impacts potentiels sur l'écosystème de l'Arctique et qu'il est l'habitat des baleines, des narvals, des bélugas, des morses .
Une marée noire dans l'océan Arctique déclencherait une série de réactions en chaîne
incontrôlables.

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